Press Communique: Advancing collective legal responses to emerging threats to human rights in Africa
A three-day regional consultation convened in Johannesburg from 20–22 April 2026 brought together legal experts from across Africa working at the intersection of women’s rights and sexual and reproductive health and rights (SRHR). The convening created a space for reflection and exchange on the intensifying assault on gender justice, human rights, and the rule of law across the continent, and examined the evolving legal and political dynamics shaping multiple jurisdictions.
Context and key reflections
Deliberations took place against a backdrop of deepening rights retrenchment, marked by the recalibration of legal norms, the erosion of judicial independence, and the instrumentalisation of law as a site of contestation and control. Experts reflected on the distortion of jurisprudence, the weakening of constitutional protections, and the consolidation of power within institutions increasingly vulnerable to political influence and capture.
The consultation underscored that these developments are neither isolated nor incidental, but form part of broader patterns of coordinated efforts aimed at reshaping legal frameworks and undermining established principles of equality, dignity, and freedom across the continent. Particular concern was raised regarding the growing use of legal and institutional processes to legitimise exclusionary and regressive outcomes, as well as the increasing hostility faced by individuals and organisations advancing women’s rights, sexual rights, and SRHR.
Experts also reflected on the role of legal systems and regional human rights mechanisms within the current context, highlighting both the importance and the limitations of legal responses in environments where institutional integrity is under sustained pressure. Discussions emphasised the need for continued critical engagement with legal and policy developments affecting rights across Africa.
Continued engagement
Across jurisdictions, experts highlighted the importance of strengthened collaboration, ongoing exchange, and collective reflection among legal practitioners, movements, and institutions working to advance human rights on the continent. The convening reaffirmed the value of sustained regional dialogue and solidarity in responding to emerging threats to rights and democratic governance. Experts committed to maintaining spaces for engagement and knowledge-sharing to support continued analysis and responses to the rapidly evolving legal landscape affecting women’s rights, sexual rights and SRHR, and broader human rights protections in Africa.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Faire progresser les réponses juridiques collectives face aux menaces émergentes contre les droits humains en Afrique
Une consultation régionale de trois jours, organisée à Johannesburg du 20 au 22 avril 2026, a réuni des expert·e·s juridiques de toute l’Afrique travaillant à l’intersection des droits des femmes et de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR). Cette rencontre a offert un espace de réflexion et d’échange sur l’intensification des attaques contre la justice de genre, les droits humains et l’État de droit à travers le continent, tout en examinant l’évolution des dynamiques juridiques et politiques qui façonnent de multiples juridictions.
Contexte et principales réflexions
Les délibérations se sont déroulées dans un contexte de recul croissant des droits, marqué par une reconfiguration des normes juridiques, une érosion de l’indépendance judiciaire et l’instrumentalisation du droit comme espace de contestation et de contrôle. Les expert·e·s ont réfléchi aux distorsions de la jurisprudence, à l’affaiblissement des protections constitutionnelles et à la concentration du pouvoir au sein d’institutions de plus en plus vulnérables à l’influence et à la captation politiques.
La consultation a souligné que ces évolutions ne sont ni isolées ni accidentelles, mais qu’elles s’inscrivent dans des tendances plus larges d’efforts coordonnés visant à remodeler les cadres juridiques et à saper les principes établis d’égalité, de dignité et de liberté à travers le continent. Une inquiétude particulière a été exprimée concernant l’usage croissant des processus juridiques et institutionnels pour légitimer des résultats exclusionnaires et régressifs, ainsi que l’hostilité grandissante à laquelle font face les individus et les organisations qui défendent les droits des femmes, les droits sexuels et les SDSR.
Les expert·e·s ont également réfléchi au rôle des systèmes juridiques et des mécanismes régionaux de protection des droits humains dans le contexte actuel, en soulignant à la fois l’importance et les limites des réponses juridiques dans des environnements où l’intégrité institutionnelle subit des pressions constantes. Les discussions ont insisté sur la nécessité de maintenir un engagement critique continu face aux évolutions juridiques et politiques affectant les droits à travers l’Afrique.
Poursuite de l’engagement
Dans l’ensemble des juridictions, les expert·e·s ont souligné l’importance de renforcer la collaboration, les échanges continus et la réflexion collective entre les praticien·ne·s du droit, les mouvements et les institutions œuvrant à la promotion des droits humains sur le continent. La rencontre a réaffirmé la valeur d’un dialogue régional soutenu et de la solidarité dans la réponse aux menaces émergentes contre les droits et la gouvernance démocratique. Les expert·e·s se sont engagé·e·s à maintenir des espaces d’échange et de partage des connaissances afin de soutenir l’analyse continue et les réponses face à l’évolution rapide du paysage juridique affectant les droits des femmes, les droits sexuels et les SDSR, ainsi que les protections plus larges des droits humains en Afrique.